En Néerlandais, RP se dit PR. Un monde de différence.
donderdag 27 oktober 2011 12:19

Sur un forum du réseau Linkedin un collègue Hollandais prétendait qu’il n’y avait aucune différence dans la gestion des relations publiques entre les Pays-Bas et la Belgique. Les réactions n’ont pas tardé. Apparemment, il n’avait pas réalisé que la Belgique est un pays bilingue. Cela peut paraître surprenant, mais pour nos voisins du nord, la Belgique n’est que le pays qui se trouve de part et d’autre de l’autoroute vers le sud.

Il n’était pas non plus conscient du fait que les médias aux Pays-Bas ont une autre approche des relations publiques. Si l’on distribue un communiqué de presse aux médias Hollandais, on reçoit le lendemain des propositions des départements marketing et promotion.

En Belgique, le travail du RP est nettement plus compliqué. Je m’en suis rendu compte, il y a des années, quand j’étais responsable de la communication dans un entreprise internationale. L’agence de pub facturait deux fois le copywriting d’un communiqué de presse. Concernant mes remarques sur le fait qu’une traduction d’un texte dans l’autre langue du pays coûtait nettement moins, l’account de l’agence me répondait qu’ils ne traduisaient pas mais qu’ils faisaient un autre copywriting. Il avait raison, bien que sa facture était fort exagérée.

Quand j’écrit un texte destiné à la presse francophone et flamande, le contenu est le même mais j’essaie de mettre en perspective d’autres aspects de l’histoire en avant. Ce n’est pas toujours le cas : communiquer les résultats financiers d’une entreprise ne demande pas vraiment de créativité.

Non seulement le public francophone perçoit une information d’une autre façon que les flamands – il suffit de comparer régulièrement les quotidiens et magazines des deux communautés linguistiques pour s’en rendre compte – mais les gens travaillant dans les médias adoptent également une autre attitude. C’est ainsi que j’en arrive à mon titre. En Français, le premier mot de RP est « Relations » tandis qu’en Flandre on utilise la version Anglaise qui commence avec le P de « Presse ».

Les collaborateurs de nos médias francophones sont souvent plus susceptibles d’accepter une proposition de collaboration au profit de leurs lecteurs tandis qu’en Flandre, c’est plutôt l’intérêt du quotidien ou magazine qui prime. C’est un constat, non une critique. Nos clients ne comprennent pas toujours pourquoi nous réussissons à avoir de nombreuses retombées dans les médias francophones, tandis qu’avec le même thème et le même contenu, nous n’obtenons presque rien dans la presse flamande. Je ne pense pas qu’un collègue Hollandais pourrait donner la réponse.